Milieux humides

panneaux information

Textes des panneaux d'interprétation de milieux humides à Stukely-Sud, installés dans le parc municipal en face de l'hôtel de ville, Place de la Mairie, Stukely-Sud (entre chemin de la Diligence (La Route  verte) et la route 112).

LES MILIEUX HUMIDES DE STUKELY-SUD, Panneau A

À Stukely-Sud, les milieux humides s’étendent sur environ 1 030 ha soit sur plus de 16 % de la municipalité.

La majorité (65 %) de tous ces milieux humides sont des marécages arborescents.

carte milieux humides Stukely Sud
Les Milieux humides de Stukely-Sud. Carte préparé par le Corridor appalachien pour la Municipalité.



Les cours d’eau et milieux humides de Stukely-Sud se retrouvent dans quatre sous-bassins versants différents :
- le lac Brome : 40 % des eaux du lac proviennent de Stukely-Sud;
- la rivière Yamaska qui coule en direction de Waterloo;
- la rivière Missisquoi qui se jette dans le lac Champlain;
- la rivière Noire, au nord, qui fait partie du plus grand bassin versant de la rivière Saint-François.

L’eau circule à travers les milieux humides de Stukely-Sud et tous ces cours d’eau et plans d’eau rejoignent finalement le fleuve Saint-Laurent, puis, l’océan Atlantique!

FLORE ET FAUNE DES MILIEUX HUMIDES TYPIQUES DE NOTRE RÉGION

Dryopète de ClintonDryoptère de Clinton © Corridor appalachien Grenouillle des maraisGrenouillle des marais © Corridor appalachien


Plantes :  Les fougères, les quenouilles, les nénuphars, les sphaignes.

Reptiles : Les tortues peinte, serpentine* et des bois*

Amphibiens : La salamandre à quatre orteils**, le ouaouaron, la grenouille léopard et la grenouille des marais**

Poissons : Le méné d’herbe*

Oiseaux : Petits passereaux tels que la paruline masquée et le troglodyte des marais; des oiseaux de proie comme le hibou des marais* et le balbuzard pêcheur ; des espèces de sauvagine comme le canard branchu, mais aussi le grand héron et le petit blongios*.
 
Mammifères : L'orignal, le castor, le vison, le rat musqué

Insectes : Des demoiselles et des libellules telles que l’agrion vertical et la libellule gracieuse.

* en péril au Canada  
** susceptible d’être désignée menacée ou vulnérable au Québec

Marais, Stukely-Sud
Marais, Stukely-Sud © Corridor appalachien



QU’EST-CE QU’UN MILIEU HUMIDE ?

Un milieu humide est une zone saturée d’eau pendant une période suffisamment longue pour influencer la nature du sol et la composition des plantes.

Considérés comme l’une de nos richesses naturelles les plus précieuses, ils sont malheureusement menacées par les activités humaines à travers la planète.

Le Canada compte près de 25 % de tous les milieux humides de la planète et sert de refuge, de site de reproduction ou de halte migratoire à des milliers d’espèces animales.

Au Québec, plus de la moitié des espèces en situation précaire dépendent des milieux humides, aquatiques ou riverains.

Types de milieux humides :
Petits étangs     Herbier aquatique     Marais (et prairies humides)     Marécages (arborescents ou arbustifs)     Tourbières

Tourbière, Stukely-Sud
Tourbière, Stukely-Sud © Corridor appalachien



LES MILIEUX HUMIDES DE STUKELY-SUD, Panneau B


L’IMPORTANCE DES MILIEUX HUMIDES

BIENS ET SERVICES ÉCOLOGIQUES FOURNIS PAR LES MILIEUX HUMIDES

Les milieux humides fournissent des biens et services qui ont un apport économique pour l’être humain. La valeur monétaire estimée (et bien conservatrice) des principaux services écologiques rendus par un hectare de milieu humide est de l'ordre de 11 200 $ par année. Cependant, la véritable valeur environnementale et économique de ces milieux naturels est souvent sous-estimée ou méconnue.

Les milieux humides agissent comme :

- Des filtres naturels et des purificateurs d’eau
Ce sont les reins de la nature. Ils capturent les éléments nutritifs, les bactéries, les sédiments et les polluants présents dans l’eau. L’action combinée des sols et des organismes vivants peut conduire à l’absorption et à la transformation de plus de 50 % du phosphore de l’eau qui transite par les milieux humides, diminuant les risques d’eutrophisation de nos lacs.

- Des éponges naturelles
En ralentissant le débit de l’eau et en la emmagasinant dans leur sol et dans les racines des plantes, les milieux humides réduisent l’érosion mais aussi les risques et les impacts des inondations. Ils contribuent à recharger la nappe phréatique et à régulariser les niveaux d’eau en période de sècheresse.

- Des puits de carbone
Ils emmagasinent de grandes quantités de carbone, contribuant ainsi à réduire les gaz à effet de serre et l’ampleur des changements climatiques.

Herbier aquatique, nymphée ordorante
Herbier aquatique, nymphée ordorante © Corridor appalachien



LE SAVIEZ-VOUS ?

Les milieux humides sont parmi les écosystèmes les plus productifs de la planète, mais sont aussi  les plus menacés. La formation d’un marécage arborescent peut prendre plus de 10 000 ans, mais il peut être détruit en quelques jours.

La plupart des animaux (oiseaux, mammifères, etc.) passent une partie de leur vie dans les milieux humides, alors que les amphibiens et certaines espèces d’insectes y passent toute ou une grande partie de leur existence.

50 % des plantes menacées ou vulnérables au Québec poussent en milieu humide. Par ailleurs, plusieurs oiseaux et autres animaux que nous considérons être communs ou répandus sont, en réalité, directement menacés par la perte de ces habitats naturels.

En traversant un milieu humide, l'eau peut se débarrasser de près de 90% de bactéries pathogènes.

LES MENACES ENVERS LES MILIEUX HUMIDES ET LES ESPÈCES QUI EN DÉPENDENT

Près de 80 % des milieux humides de la plaine du Saint-Laurent ont été détruits depuis la colonisation européenne. Les principales menaces sont : le drainage et le remplissage pour la construction de routes, de maisons, d’industries et d’autres développements immobiliers, urbains ou de villégiature ou pour les activités agricoles ou forestières.

La destruction des milieux humides nous rend plus vulnérables aux catastrophes naturelles telles que les inondations ou les périodes de sécheresse. Des services technologiques coûteux comme des stations d’épuration ont été nécessaires pour remplacer des services efficaces rendus gratuitement par la nature.


QUE PUIS-JE FAIRE?

M'INFORMER - COMPRENDRE!

Respecter la nature. Éviter les erreurs du passé: les marécages ne sont ni des dépotoirs, ni des endroits pour les activités humaines intensives (routes, développements
résidentiels, industriels ou commerciaux – et même l'agriculture). Conservons-les dans leur état naturel – ils sont efficaces et essentiels pour la survie de la nature et pour la nôtre !

Appuyer et respecter les mesures de protection prévues aux règlements de zonage municipaux et aux législations des autres paliers gouvernementaux.

Appuyer les groupes locaux, tels l'Association de conservation de la nature de Stukely-Sud (ACNSS), le Corridor appalachien et Renaissance Lac-Brome.
Devenir membre, faire un don. Agir comme bénévole dans la communauté.

Devenir un partisan de la nature. Protégeons ensemble notre magnifique et irremplaçable patrimoine naturel,dont les milieux humides, maintenant et demain.

REMERCIEMENTS


CRÉDIT PHOTOS
• Thomas Moore, Moore Nature Photo
• Benoît Jobin, Service canadien de la faune
• Corridor appalachien et Caroline Daguet